La fanfare d'Athée

1866-1870

Livre III
Les Nouvelles Recrues
1866
L'espoir de la fanfare

        L'année 1866, ouvrit pour la Fanfare, de nouveaux horizons. Les Vétérans de la musique, se recrutèrent des élèves et de jeunes musiciens pour renforcer leurs rangs et compléter leur harmonie. Nous trouvons là des noms plus connus que les premiers, et qui maintenant encore encouragent de leurs souhaits et de leurs voeux, ceux qui leur succèdent.
        C'étaient : Aimé Legeard, Paul Blondeau, Auguste Germain,         Deniau.
        Il leur fallut tout naturellement un certain temps d'exercice, pour arriver à suivre leurs ainés, mais ils y parvinrent aisément et tout jeunes qu'ils étaient, ils ne faisaient pas la manoeuvre mais ils assistaient aux revues.
        A la fête de l'Empereur le 15 aout 1866 Ross n'était pas avec les pompiers, mais comme déja il était chantre à la paroisse, il n'avait pas pû garder son schako ni son casque, c'est pourquoi ce jour là il fut gratifié par le chef, d'une amende de quinze centimes.

1867

        C'était le bénéfice de la fanfare, en 1867, nos bons musiciens qui manquaient quelquefois les répétitions, avaient dans un seul mois plus de un franc d'amendes. Pour être juste, il faut dire que les plus irréguliers étaient : Ross et Rosseau.

Première fête de Chenonceaux

        Ce fut en cette année, que pour la première fois la Fanfare fut appelée à prendre part aux fêtes que Mme Pelouze et M. Wilson offraient à Chenonceaux. Ces fêtes étaient princières, rien n'y était épargné, on envoyait des voitures chercher à Athée nos musiciens, et le soir on les ramenait, ou plutôt le lendemain matin. Un repas leur était servi, cette année là il eut lieu dans l'orangerie. Un bal très animé, suivit la fête, d'ailleurs c'était encore une tradition de cette époque, que toutes les fêtes civiles se terminaient par un bal.

Photographie de la troupe

        Vers cette époque aussi fut faite la première photographie des sapeurs-pompiers et de la musique, nous en avons ici une faible reproduction. L'auteur, un nommé Lescanio était un italien de passage à Athée. Les jeunes membres de la fanfare ne faisant pas partie de la Compagnie et n'ayant pas d'uniformes, ne se trouvent pas sur ce groupe.
        Les manoeuvres et revues continuent, les fêtes traditionnelles se succèdent avec le concours habituel des musiciens et des pompiers.

1868
2e fête à Chenonceaux

        Il en fut de même en 1868.
        La fête de Chenonceaux en eut pour la Fanfare un attrait nouveau cette année là. M. Wilson, voulant remercier les fanfares et musiques des environs, offrit à chacune d'elles une bannière. Mais pour des motifs qui nous sont inconnus aujourd'hui, la distribution de ces souvenirs n'eut lieu que huit jours après la fête, et non pas à Chenonceaux mais à Bléré.
        Cependant, la fête fut très belle elle eut lieu le 17 mars, on y dansa avec entrain, et les londrès qu'on y fuma ont encore laissé pour certains, des parfums inoubliables. Le jour de la distribution des bannières, un banquet fut offert à toutes les sociétés présentes, et pour ne pas créer des rivalités les places du banquet furent tirées au sort.

La bannière de la fanfare

        La Bannière, premier étendard de la fanfare nous la possédons encore; elle est en soie mohairée violette, galonnée et frangée d'or, elle porte au centre une lyre et l'inscription :"Fanfare d'Athée". Une médaille commémorative y fut attachée, elle porte en exergue : Festival de Chenonceaux 17 mai 1868.

La Grosse-caisse en succession

        Ce fut au cours de cette année, qu'Emile Longuet fit ses adieux à sa grosse caisse, il se procura une caisse roulante et s'en alla à Bléré pour recevoir quelques leçons de ce nouvel instrument.
        Sur ces entrefaites, Henri Taillandier s'offrit à remplacer Longuet à la Caisse mais il voulut en être propriétaire et l'acheta à la Compagnie.

1869
Une croix à la cheminée

        Ce qu'il y eut de remarquable en 1869 en dehors des revues et des manoeuvres, c'est d'abord un phénomène si l'on peut ainsi parler. Demandez le au Sergent Landré, il a trouvé cela si extraordinaire, qu'il l'a consigné sur son livre. Eh bien! le jour de la fête de l'Empereur, le quinze aout, chose qui jamais ne s'était produite, pas un seul musicien, pas un seul Pompier, pas même un Sapeur ne manqua au rendez-vous. Oui!! ce jour là tout fut au complet!!!

A l'Opéra chez Nandin

        Ensuite c'est aussi vers cette époque que la Fanfare d'Athée qui commençait déjà à faire des envieux dans les communes avoisinantes, fut convoquée par M.Nandin, pour une soirée théatrale qui se donnait dans l'hotel du Croissant dont il était propriétaire à St Martin le Beau. Nos artistes s'y rendirent et furent comblés d'applaudissements et de bravos.

1870

        L'année 1870, année si terrible pour la France entière, le fut aussi pour les Pompiers et pour la Fanfare.
        Les manoeuvres et revues se succédèrent jusqu'au jour qui ferme le livre des Pompiers d'Athée dernière revue le premier Dimanche de Juin 1870, ce jour là Rousseau était absent.
        A dater de ce jour : Plus de Pompiers, plus de Musique!!!

Concours de Loches
1er Triomphe

        Mais avant de disparaitre pour un temps heureusement fort court, notre bonne fanfare était allée à Loches prendre part à de mémorables luttes musicales et la première médaille, gagnée par le talent de nos artistes, qui fut attachée à la bannière, près de celle du festival de Chenonceaux, ce fut une médaille d'or petit module qui porte la date :"Loches 1870". Une autre médaille argent plus grande et portant la même date y fut adjointe comme plaque commémorative, a cette Epoque, Rousseau avait déja depuis un certain temps, abandonné le piston pour prendre un alto.

Un deuil

        Enfin pour que le deuil fut plus complet encore, après les désastres de la Patrie, et la dislocation de la Fanfare, nos musiciens perdirent un de leurs bons camarades : Henri Taillandier qui mourut le 29 Janvier 1871.

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