La fanfare d'Athée

1861-1865

1861
Une élection chez les Pompiers

        Pour donner une idée de l'ordre et de la fidélité avec lesquels on respectait la discipline dans la Compagnie, nous allons citer dans son entier un procès-verbal copié dans le livre des Pompiers, nous respecterons même les fautes d'orthographe :
        L'an mil huit cent soixante et un Le dix cept février à Douze heures du matin, en exécution de la convocation de l'officier commandant la Compagnie de Sapeurs Pompiers de la Commune d'Athée, à l'efet d'élire un sergent manquant pour cause de démission.
        Le bureau, composé de Monsieur de Laluisant président, de M.M. Hardion Pierre, Rousseau Victor, Ouchet Théodore, Landré Silvain, est entré en séance et a choisi pour Secrétaire Hardouin Pierre qui a pris place immédiatement au bureau. Le scrutin étant resté ouvert une heure edemi, le président a déclaré le bureau fermé, et procédé immédiatement au dépouillement des votes de la manière suivante :
        La boite du scrutin a été ouverte, les bulletins comptés par les membres du bureau, ont donné les résultats suivants :
       Bulletins trouvés dans la boite : 24
       Votants constatés par la parafe : 24
        Le Dépouillement terminé a donné le résultat suivant : La majorité étant acquise a M. Landré Silvain, il a été nommé sergent.
        Le présent procès verbal a été dressé séance tenante a été signé par les membres du bureau :
        Signé : de Laluisant, Rousseau, Hardouin, Théodore Ouchet, Landré."
        Le 3 mars, il y eut une revue, et l'ancien sergent Raimbault, qui restait simple sapeur-Pompier, commença dès ce jour à faire des absences plus que fréquentes.
        Au 15 aout, fète de l'Empereur, deux musiciens : Longuet et Babault se trouvèrent absents de la cérémonie et aussi du banquet qui suivit.

1862

        En 1862, ce fut le tour de Ross, Babault et Rousseau, qui s'offrirent des absences de revue et de manoeuvres, et même à la fête de l'Empereur, le banquet ne suffisait plus pour les maintenir dans les rangs. A part cela, rien à leur reprocher, bons musiciens, soldats soumis, ils s'inclinaient sous les coups du règlement et payaient régulièrement leurs amendes.

1863

        La Fanfare avait dix ans, mais en l'année 1863, est-ce le Secrétaire qui à son tour s'oublie ? ou bien est-ce que la Compagnie et la musique ont obtenu un congé d'un an ?? Toujours est-il que le livre de la Compagnie, ne nous donne aucune indication, c'est le calme plat !!!!; la caisse, celle de la musique, comme celle du trésorier ne rend plus aucun son.

La naissance d'une grosse-caisse

        Puisque nous en sommes à la caisse, parlons-en. Depuis        déja, Emile Longuet, par ordre du mèdecin, avait dû abandonner les instruments à vent qui épuisaient sa santé, et menaçaient de lui arracher le dernier soupir. On lui avait conseillé un exercice plus salutaire et surtout moins débilitant.
        Il avait obéi, et la compagnie s'étant procuré une Grosse-Caisse, il la battait déja avec rhytme et avec talent. Cette grosse caisse prit donc naissance vers         et maintenant, nous saluons la plus vieille relique que la fanfare possède des temps glorieux de sa fondation. S'il était permis de lui décerner comme aux bons et loyaux serviteurs, une médaille d'ancienneté, il y a longtemps que nous aurions préparé cette fête. Espérons que celle qui a marché avec nos ancètres de la Fanfare, retrouvera encore de puissantes notes, pour la cinquantaine vers la quelle notre société se hâte de courir.

1864

        Le lundi de Pâques 1864, le livre de la Compagnie reprend enfin ses listes de revues et de manoeuvres comme précédemment, il ne nous donne pas de nombreux détails, cependant, pour la première fois, parlant de la Ste Barbe, fête de M.M. les pompiers, il nous fait mention d'un Punch offert à la Compagnie, d'un Carillon pour annoncer la fête et enfin du canon qui retentit pour célébrer la patronne des sapeurs. Il parait nous a-t-on dit, que chaque année autrefois, et jusqu'en 1870 encore, on pratiquait ces usages.

1865

        Le jour de la Toussaint, 1er 9bre 1865, une manoeuvre nous rappelle qu'il existe encore des Pompiers et des musiciens, car depuis le 4 Xbre 1864 il n'était plus question ni des uns ni des autres; mais le 1er Dimanche de Xbre 1865, une revue les mit tous en place et la Ste Barbe les retrouva prêts à festoyer joyeusement.

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