Histoire de l'église St Romain




Les dernières grandes transformations

Reconstruction de la façade ouest et de la charpente de la nef : 1866-67

Un devis fut établi le 20 mai 1863. L'architecte constata :
-"que la charpente du comble a éprouvé une déviation dans le sens longitudinal de l'Est à l'Ouest, que les cinq aiguilles qui se trouvent entre le mur de l'entrée et celui du clocher, surplombant de 0,75 m sur leur hauteur verticale de 8 m et que presque toutes les pièces qui composent cette charpente sont sorties de leurs assemblages,
- que par suite de la poussée exercée par la charpente, le mur de pignon de l'entrée surplombe de toute son épaisseur,
- que la reconstruction du mur d'entrée est d'une absolue nécessité,
- que la charpente actuelle, dans l'état déplaçable où elle se trouve, est irréparable, et qu'on ne peut éviter sa reconstruction, c'est à dire son rétablissement dans son état normal...
Par suite, il deviendra nécessaire de remplacer par une voûte en bois, la voûte en plâtre de la nef principale, laquelle est en mauvais état, et devra nécessairement disparaître par suite de la démolition de la charpente".

Le devis comprenait également de refaire en partie les carrelages.
Cette question fut débattue en Conseil Municipal les 2 août 1863 et 6 mars 1864. Il fut votée une somme de 3000 F. Le Conseil de fabrique, sans ressource, ne pouvait participer à ces travaux (1).
Les plans de la restauration furent dessinés le 20 mai 1864.
Pour faire face à cette dépense considérable, la Municipalité décida d'une imposition extraordinaire de 7500 F le 12 juin 1864. L'État apporta un secours de 1500 F par décision ministérielle du 23 février 1866. Pour achever le financement, sur la demande du préfet d'Indre-et-Loire, le Conseil Municipal vota une somme complémentaire de 1000 F le 13 mars 1866. L'adjudication des travaux eut lieu le 6 mai 1866 en faveur de M. Joseph Borie, entrepreneur demeurant à Troin.

Les travaux :
- démolition de la charpente du porche,
- démolition des maçonnneries du pignon et du porche,
- étaiement du pignon et de la charpente,
- reconstruction du mur de façade et enduits de ce mur,
- aménagement dans cette façade d'une grande porte et de deux fenêtres géminées, de style néo-roman,
- démolition du plafond et redressage de la charpente de la nef,
- descellement et rescellement de trois tirants de la charpente, et pose de deux tirants neufs,
- pose d'une voûte en lambris dans la nef,
- reconstruction de la couverture en ardoises de la nef,
- châinage avec des barres de fer pour tenir l'écartement des murs,
- peinture des lambris, tirants, poinçons, et corniche de la voûte en lambris,
- raccord en plâtre des murs avec la corniche,
- réparation du carrelage,
- pose de vitraux en verre blanc (le desservant fera poser des vitraux de couleur en payant la différence de prix).

Les matériaux :
- pierre dure de Pontlevoy pour les socles des contreforts, et des montants de la porte,
- pierre de St-Aignan pour la naissance des rampes et le glacis des fenêtres,
- pierre tendre de Bourré pour les arêtiers, les contreforts, les rampes du pignon, les jambages et les cintres des fenêtres.

Comme ces travaux eurent un coût plus élevé que prévu, la municipalité vota une somme de 5000 F le 10 février 1867 et fit une demande de secours supplémentaire de 1500 F à l'État. Une aide de 1000 F fut apportée par décision ministérielle du 31 mai 1867.
Les travaux eurent un coût total de 6870,80 F. Comme une somme de 7000 F avait été débloquée pour cette campagne, le Conseil Municipal décida, le 30 juin 1967, d'utiliser le surplus à la réfection des abords de l'église. Il fut également procédé à la réfection de quatre têtes d'éperons salpêtrés, et à la réfection de la base de l'édifice (2).
La réception définitive des travaux eut lieu le 20 octobre 1867. Ils eurent un coût de 7661,44 F. Ce décompte fut approuvé par la municipalité le 10 novembre 1867.

1) : Délibération de la fabrique du 28 mars 1864.
2) : Délibération du 18 août 1867.

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